ASSOIFFÉS

Assoiffés de Wajdi Mouawad
Mise en scène Alice Tedde
Avec Manon Raffaelli, Thomas Jubert et Sylvain Delcourt
Scénographie: Amandine Livet
Lumière: Pierre Langlois
Costumes: Marie-Fred Fillion
Régie: Jérôme Aubert

Nous sommes en février 1991, jour de la Saint Gaston, Sylvain Murdoch, jeune adolescent de dix-sept ans, crie sa révolte et sa soif de vivre: il parle, parle sans discontinuer, chez lui, dans le bus,  en classe, et dans le bureau du proviseur… criant sa rage et son dégoût du monde adulte. Après un grand saut dans le temps, la pièce nous amène quinze plus tard, Paul-Émile Beauregard-Nouveau, dit “Boon”, anthropologue judiciaire, reconnaît le cadavre de ce même Murdoch, camarade de classe de son frère, dans celui d’un homme tout juste repêché de la rivière et disparu des années auparavant. Le cadavre du jeune homme est enlacé à celui d’une inconnue.

Avec cette découverte, tout son passé remonte à la mémoire de Boon et, plus particulièrement, le souvenir de cet hiver 1991 où, à l’âge de tous les possibles, il crut qu’il serait un auteur à succès.

Tout était parti de l’école, d’un devoir : « Au moyen d’un appareil enregistreur audio-visuel, enquêtez auprès des gens de votre quartier afin de mieux connaître leur perception de la beauté, et tirez-en votre propre conclusion sous une forme théâtrale.»
Assoiffés, c’est le mystère de nos désirs, les plus sensés comme les plus fous, les plus flamboyants comme les plus sombres, ceux abandonnés et ceux qui permettent de se lever chaque matin.
Le style de Wajdi Mouawad est d’emblée reconnaissable : empreint d’humour, criant de vérité, d’un onirisme à couper le souffle. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers : la quête du sens de la vie, la problématique de l’identité, la peur du regard des autres, l’inquiétude par rapport à l’avenir, la révolte, la soif de vivre, le deuil…